Extension Chrome · gratuite · sans compte

Focus or Suffer

Vous avez déjà installé un bloqueur de sites. Vous l'avez désactivé en deux clics, un mardi après-midi, sans vraiment y penser. Celui-ci est construit pour rendre ce mardi après-midi très désagréable.

Cette page est aussi une distraction, techniquement.

Le principe

Un clic pour bloquer.
Un quart d'heure pour débloquer.

L'impulsion qui pousse à ouvrir un réseau social dure trente secondes. Celle qui pousse à désactiver un bloqueur dure à peine plus longtemps. Il suffit donc de rendre la seconde plus chère que la première. C'est toute l'idée, et il n'y en a pas d'autre.

Bloquer un site

1 clic

  • Vous êtes sur le site, vous cliquez sur l'icône. Terminé.
  • x.com couvre aussi tous ses sous-domaines.
  • Les onglets déjà ouverts basculent tout seuls.

Le débloquer

≈ 2 h 15

  • 20 secondes d'attente, sans rien à faire.
  • Une phrase de cent caractères à recopier à l'identique. Copier-coller désactivé, évidemment.
  • Trois multiplications de tête.
  • Deux heures de délai de réflexion. Puis trente minutes pour confirmer, sinon tout est à refaire.

La moindre erreur renvoie au début. Avec un texte neuf.

Renoncer, en revanche, prend un clic. L'asymétrie fonctionne dans les deux sens : tout ce qui vous protège est instantané, tout ce qui vous expose coûte cher.

Démonstration

Essayez donc de vous débloquer

Voici l'épreuve exacte de l'extension, en vrai, ici même. Sauf qu'à la fin il ne se passera rien — vous n'avez encore rien bloqué.

Respirer Recopier Calculer

Dix décors

Puisque vous allez les voir souvent

Autant que ce soit joli. Dix décors en pixel art, dessinés à 384 × 216 pixels à la main — enfin, au code — pour cette extension. Aucune image de banque d'images, aucune question de licence.

220 citations

Sénèque, Marc Aurèle, Épictète, Pascal, Montaigne, La Fontaine, Thoreau. Et quelques maximes écrites pour l'occasion, parce que les Stoïciens n'avaient rien prévu sur le défilement infini.

Vie privée

Zéro requête réseau. Pas « presque zéro ».

Aucun serveur

L'extension n'a pas de serveur à qui parler. Pas de compte, pas d'analytique, pas de télémétrie. Votre liste reste dans votre navigateur.

Les citations sont embarquées

Elles auraient pu venir d'une API. Mais interroger un serveur à chaque blocage lui enverrait l'horaire précis de vos moments de faiblesse. Non merci.

Le code est lisible

Tout est public, commenté, et vérifiable. Y compris les parties où l'on explique pourquoi x.com résistait au blocage.

Questions légitimes

Oui, on peut la contourner

Je peux désactiver l'extension depuis les réglages de Chrome, non ?

Oui. Aucune extension ne peut empêcher sa propre désactivation, et prétendre le contraire serait mentir. Focus or Suffer est conçue contre l'impulsion de trente secondes, pas contre une décision réfléchie. C'est un garde-fou, pas une serrure. Si vous êtes déterminé à contourner, vous contournerez — mais vous l'aurez fait exprès, et c'est déjà toute la différence.

Et si j'ai vraiment besoin d'aller sur un site bloqué ?

Une pause de 5, 10 ou 15 minutes, derrière le même casse-tête, deux fois par jour maximum. La protection revient toute seule à l'échéance, même si vous fermez Chrome. Oublier de la réactiver n'est pas une option qui vous est offerte.

Pourquoi trois multiplications ? C'est un peu bête.

Parce que ça ne se fait pas machinalement. Vingt secondes d'attente laissent retomber l'envie, la phrase à recopier occupe les mains, et le calcul mental exige d'être là. À elles trois, ces étapes coûtent plus cher que l'onglet que vous vouliez ouvrir. C'est mesurable : la plupart des gens abandonnent à la deuxième étape, ce qui est précisément le résultat recherché.

Il y a un filtre pour le contenu adulte ?

Facultatif, activable d'un clic, avec une liste livrée dans l'extension. Deux différences : les pauses ne le lèvent pas, et le désactiver passe par le casse-tête puis le délai de réflexion. La liste est extensible à plusieurs centaines de milliers de domaines si vous êtes du genre méthodique.

C'est payant ? Il y a une version pro ?

Non et non. Pas d'abonnement, pas de « débloquez les 10 décors premium », pas de bandeau qui vous propose de passer à l'offre annuelle. L'extension ne peut même pas vous envoyer de courriel : elle n'a pas de serveur.

Ça marche sur Firefox ou Safari ?

Pas encore. C'est écrit pour Chrome et les navigateurs qui partagent son moteur d'extensions : Edge, Brave, Vivaldi, Opera. Chrome 101 minimum.

Bon.

Vous avez lu une page entière sur un outil qui vous empêche de lire des pages entières. Il est peut-être temps.

En cours de validation par le Chrome Web Store — l'examen prend quelques semaines pour les extensions qui demandent un accès étendu. En attendant, le dépôt GitHub explique comment l'installer en deux minutes.